On raconte qu’il existe un lieu où les chemins sont innombrables, et où les gens qui les foulent ont l’étrange habitude de porter sur leur dos de lourds cailloux depuis l’enfance. Tous faisaient de même, et nul ne savait d’où venait cette coutume merveilleuse, ni ne pouvait imaginer qu’un jour on pourrait y renoncer. Ainsi faisait notre petit homme — en grandissant, il savait seulement qu’il fallait empiler les pierres sur le sommet de sa colline et avancer, chaque pas devenant plus lourd, plus lent.
Lors d’un de ses voyages, il se fit un ami céleste — une grande étoile brillante. La nuit, elle éclairait son chemin fidèle, et le jour, elle réchauffait son cœur des souvenirs des contes du crépuscule.
Une nuit belle et mystérieuse, elle conduisit son ami jusqu’à la plus magnifique des fleurs, rayonnant d’une lumière rose tendre et éclatante, semblable au soleil.
L’homme se réjouit de cette rencontre. Il s’assit près de la fleur et murmura :
« Je n’ai jamais rencontré de créature aussi magique. Comment parviens-tu à briller ainsi ? »