Pourquoi s’étonner qu’il soit si difficile de retrouver notre véritable nature lorsque notre quête de nous-mêmes s’arrête aux facteurs extérieurs ? Lorsque le monde entier fait écho à de faux repères et nous égare.
Vous me demanderez peut-être : quel rapport y a-t-il entre les systèmes établis et vous ? En quoi tout cela vous concerne-t-il ? Ou peut-être supposerez-vous que vous ne possédez rien de particulier : ni unicité, ni talent, ni aucune de ces prétendues singularités qui mériteraient qu’on s’y attarde, qui chercheraient à se manifester et qui pourraient vous pousser à rejeter les normes collectives au nom d'un quelconque développement personnel.
Et pourtant, imaginez, ne serait-ce qu'un instant, que ce ne soit pas le cas. Imaginez une autre réalité, dans laquelle votre individualité existe et peut pleinement se manifester. Elle n'est peut-être pas telle que la perçoivent la société, vos proches ou la personne que vous aimez. Mais elle existe. Elle n'est ni meilleure ni moins bonne que celle des autres qui se sont déjà découverts. Mais elle est vôtre.
Maintenant, prenez une profonde inspiration, en accueillant en vous tout ce qui vous préoccupe à cet instant — sur ce sujet ou sur un tout autre — puis expirez en sortant de votre petite boîte humaine. Recommencez plusieurs fois si nécessaire, autant de fois qu'il vous le faudra. Détendez-vous. Relâchez les tensions dans votre corps. Prenez le temps de ressentir chacune de ses parties, en les parcourant doucement et avec bienveillance de votre regard intérieur, plein d'amour. Continuez à respirer profondément et lentement.
Tout va bien en vous. Restez dans cet état. Ici, vous êtes en sécurité. C'est une réalité alternative que vous pourrez toujours refermer si vous commencez à vous y sentir mal à l'aise.
Alors, écoutez bien ce que je vais vous dire. Vous êtes merveilleux. Votre expérience est unique. Vos sentiments et vos émotions ont de la valeur. Et vous avez quelque chose à offrir à ce monde. Bien plus encore : le monde attend avec impatience que vous vous manifestiez pleinement, tels que vous êtes véritablement. Il aimerait tant que vous laissiez s'exprimer cette perspective intérieure, que vous vous libériez de tout ce qui entrave votre être profond, le limite et le rétrécit.
Et en ce moment, je ne m'adresse pas à votre ego. Je ne vous dis pas : soyez encore plus actifs, plus démonstratifs, plus éclatants. Je ne vous dis pas que vos efforts ne sont pas suffisants. Non. Ralentissez. Je m'adresse à votre Âme — à vous. Car vous êtes précisément cela. Elle porte le code de votre fréquence singulière, de votre vibration, de votre couleur et de votre sonorité — uniques, les vôtres et à nul autre pareils. Elle est toujours là, murmurant doucement ses conseils bienveillants. Elle n'a jamais besoin de se donner en spectacle. Elle est affaire d'honnêteté, de sincérité, de transparence. Avant tout, envers soi-même.
Je l'avoue, il peut être déstabilisant de prendre conscience que tout ce à quoi vous vous êtes autrefois identifié ne vous correspond peut-être pas véritablement. Pourtant, je le crois sincèrement, et j'ai moi-même traversé cette expérience plus d'une fois : tout arrive lorsque vous êtes intérieurement prêt — pour vous et en ce qui vous concerne.
Et si vous lisez ces lignes en ce moment, si elles sont venues jusqu'à vous, c'est que quelque chose en vous a attiré cette expérience. Peut-être savez-vous déjà de quoi je parle et avez-vous parcouru ce chemin. Peut-être n'en êtes-vous qu'au tout début. Mais écoutez-moi bien : il ne s'agit pas d'une compétition. Car même ici, l'ego peut s'en mêler. Et même ici, il faudra vous apaiser et vous dire : chaque chose viendra en son temps. Ne cherchez pas à précipiter le processus. Vous risquez de vous faire davantage de mal et d'arracher la racine, sans rien pouvoir planter à sa place. C'est comme la maturation d'un fruit dans sa coque : si vous provoquez artificiellement une fissure, vous risquez de perturber les processus naturels et de tout simplement détruire le fruit — autrement dit, votre authenticité, votre essence, qui mûrit à son propre rythme, en puisant ses forces et en prenant la taille qui lui est nécessaire.
Vous ne serez jamais en retard, ni sur vous-même ni sur votre chemin, si vous restez fidèle à vous-même, si vous faites preuve de bienveillance envers vous-même, sans précipiter les événements ni votre propre évolution, mais en choisissant simplement de faire confiance.
J'aime beaucoup l'exemple de l'oignon. Je pense que chacun de vous visualise maintenant cette image, avec ses innombrables couches étroitement superposées les unes aux autres. Et au centre, il n'y a qu'un tout petit cœur. Eh bien, c'est vous. Vous, dans votre vérité. Tout le reste est rapporté, ne vous appartient pas. Vous avez l'impression que ces couches vous protègent, vous définissent, vous permettent d'affirmer votre place dans le monde, mais, hélas, il n'en est rien. Il faut les retirer avec précaution, une à une, sans se presser et en étant à l'écoute de soi — uniquement lorsque vous vous sentez intérieurement prêt.
Tout cela, c'est une question d'individualité. Beaucoup demanderont : pourquoi est-il si important d'être soi-même ? Parce que c'est la seule manière d'être véritablement heureux.
Et c'est ici qu'il convient de faire une distinction, de prendre conscience de la différence entre le bonheur que procurent les jouets et les commodités extérieurs — qui ne peuvent nous apporter un bonheur véritable, même si beaucoup continuent à s'y identifier — et celui qui naît de l'intérieur. Le véritable bonheur, c'est lorsque l'on se sent bien avec soi-même, lorsque l'on sent que l'on fait ce que l'on aime. Non pas parce que c'est prestigieux ; non pas parce que cela nous permet de gagner l'amour de notre entourage ; non pas parce que nous cherchons à prouver au monde que nous avons de la valeur. Mais simplement parce que nous aimons ce que nous faisons. Et peu importe que cela soit d'une grande ampleur ou non : cela ne signifie pas pour autant qu'il n'y ait pas d'abondance. L'essentiel, c'est que vous soyez heureux.
Et sachez-le : c'est à partir de cette authenticité qui est la vôtre que se construit tout le monde qui vous entoure, toute votre réalité — et non l'inverse. L'extérieur ne peut pas agir sur l'intérieur. C'est l'intérieur qui peut créer l'extérieur. Parce que le monde est notre reflet. Le monde est énergie, et les lois les plus justes sont celles de la physique quantique. De là vient cette idée que vous êtes le Créateur de votre vie, et non son esclave. Vous pouvez choisir d'accepter ce rôle d'esclave, vous croire impuissant, remettre votre pouvoir de décision entre les mains d'autrui. Mais vous ne pourrez jamais tuer en vous ce qui est véritable, ce qui est authentique. Cela continuera à vous rappeler doucement et avec bienveillance ce qui compte vraiment : vous-même.
Vous aurez beau errer, vous perdre, désespérer, toucher le fond — une fois, deux fois, peut-être davantage —, cette part de vous vous attendra toujours. Elle ne vous abandonnera pas sous prétexte que vous ne lui avez pas prêté attention à temps ou que vous n'étiez « pas comme il fallait ». Non.
Mais réfléchissez un instant : cela vaut-il vraiment la peine d'attendre ? De porter jour après jour des vêtements qui serrent, qui sont inconfortables… C'est possible, bien sûr. Mais est-ce vraiment nécessaire ?
Alors oui, vous pouvez fuir tout cela, fermer les yeux, vous boucher les oreilles — parce que c'est plus facile, parce que beaucoup de gens vivent ainsi, parce que cela occasionne moins de problèmes. Mais cela ne vous soulagera pas pour autant. Surtout si vous êtes prêt à vous lancer maintenant, ou si vous l'êtes depuis longtemps déjà, si vous avez simplement fait le tour du monde extérieur, mais que vous avez encore peur de franchir le pas. Et c'est normal. Ne vous grondez pas. Détendez-vous simplement. Si ces mots trouvent un écho en vous, il est peut-être temps. Le temps d'agir. Le temps d'aller vers le nouveau. Le temps de vous tourner vers l'intérieur, de partir à votre propre découverte, de faire connaissance avec votre véritable nature. Car la plupart des gens n'ont même pas la moindre idée de ce qui se cache en eux, de qui ils sont réellement.
Et ce n'est pas une bête tapie dans l'ombre qu'il faudrait maintenir sous contrôle. C'est votre force, qui ne demande qu'à être accueillie et libérée. C'est elle qui vous appelle, car elle sait de quoi vous êtes capable. Elle se souvient de tout, même si vous avez oublié. Et elle a une envie folle, vraiment folle, de partager cela avec vous : votre beauté, votre lumière, votre vibration.